Un peu d'histoire

Une église patrimoniale plus que centenaire (par Lucie Lanthier Schoeb)

UN PEU D'HISTOIRE

  • 1871 : À cette époque, les colons sont desservis par le curé de Sainte-Marguerite qui vient célébrer la messe dans la maison de Magloire Ménard.
  • 1874 : La municipalité du Canton de Doncaster est officiellement constituée.
  • 1876 : On érige une première chapelle située sur le site de l'ancien presbytère.
  • 1892 : On entreprend la construction de l'église actuelle.
  • 1905 : Par décret canonique, la mission devient officiellement la paroisse Sainte-Lucie qui sera sous la responsabilité du diocèse de Montréal jusqu'en 1951. Elle est par la suite annexée au diocèse de Mont-Laurier.

CE BÂTIMENT PATRIMONIAL RENFERME DE TRÈS BEAUX JOYAUX

  • Au début de la colonisation, la coutume était que les paroisses mères donnent des meubles et divers objets aux dessertes. C'est alors que Sainte-Lucie a hérité des autels de l'église de la paroisse Saint-Louis-de-France de Terrebonne.
  • Les autels, de style baroque, datent du début du 20e siècle. Ils sont en bois peint et leurs garnitures sont recouvertes de feuilles d'or. Ils ont été restaurés en 1991 par un artiste.
  • Trois tableaux ornent l'avant de notre église. Ces tableaux, situés au-dessus du maître-autel et de chaque côté de l'église, auraient été peints vers 1909. Celui représentant sainte Lucie porte la signature du peintre québécois Toussaint-Xénophon Renaud et, selon ce qui est mentionné dans le livre d'or de Marc Renaud, son petit-fils, tout porte à croire que les deux autres tableaux seraient du même auteur.

Il est à noter que le clocher de notre église a été recouvert de feuilles de cuivre en 1961; le cuivre, maintenant oxydé, lui donne un cachet rustique. La cloche date de 1893.

Notre église renferme également quelques beaux objets de collection, dont un orgue fabriqué par la compagnie Estey Organ, du Vermont, acheté en 1917, un ostensoir orné de beaux joyaux qui provient du Congrès eucharistique de 1918, un reliquaire de sainte Lucie de 1907 et quelques autres beaux objets de culte. Nous espérons pouvoir exposer ces magnifiques objets dans un petit musée dans un avenir prochain, lorsque nos finances nous le permettront. C'est avec les dons recueillis que nous pouvons continuer de protéger l'héritage laissé par nos parents. Garder l'église du village ouverte, vous offrir de belles célébrations dominicales et vous accueillir lors des funérailles, mariages et baptêmes, initier à la vie chrétienne la nouvelle génération, voilà notre mission pour les gens de notre milieu.

L'église est ouverte le dimanche de 10 h à 12 h et la messe y est célébrée à 11 h. Pour obtenir de l'information, téléphonez au 819 326-1458 ou au 819 326-5797.

Sainte-Lucie-de-Doncaster ou Sainte-Lucie-des-Laurentides? (par Francine Schoeb)

Vous avez peut-être remarqué que le panneau d'identification au bureau de poste indique « Sainte-Lucie-de-Doncaster ».

D'où vient ce nom?

Il faut reculer en 1858 pour le comprendre. Cette année-là, le gouvernement du Bas-Canada proclamait « Canton de Doncaster » un territoire de 100 milles carrés comprenant notamment la mission de Sainte-Lucie et la réserve indienne.

Le nom de Doncaster vient des Britanniques qui dirigeaient alors le pays. Doncaster est le nom d'une ville d'Angleterre située dans le Yorkshire. Le territoire ainsi défini fut amputé par deux fois d'une partie de ses lots : en 1874 au profit de Sainte-Agathe et en 1947 lors de la fondation de Lantier.

En 1962, la municipalité du Canton de Doncaster devient la municipalité de Sainte-Lucie-de-Doncaster, d'où le nom du bureau de poste. Pourquoi Sainte-Lucie? Parce que dans la liste des saints, sainte-Agathe est suivie de sainte-Lucie.

Finalement, en 1971, la municipalité change son nom pour Sainte-Lucie-des-Laurentides.

Source : Gilles Brisson, Histoire de Sainte-Lucie-des-Laurentides.

530 mariages en 100 ans…
1925 fut une année faste pour les mariages à Sainte-Lucie, on en célébra 11 durant l'année dans la paroisse de Ste-Lucie.

Pour une population de seulement 762 âmes, c'était important. Peut-être un signe du nombre élevé de jeunes dans la population, résultat des familles nombreuses.

Entre 1879 et 1974, on dénombre 530 mariages à Sainte-Lucie-des-Laurentides, soit une moyenne de 5,3 par année. Il y a eu de bonnes années (10 ou 11 mariages) : 1902, 1904, 1923, 1925, 1928, 1936, 1943, 1946 et 1949. Par contre, on compte aussi de mauvaises années : aucun mariage en 1933 et 1964.

On peut également noter une baisse significative du nombre de mariages dans la décennie 1950 – 1960, peut-être due à un nombre moins élevé de naissances et plus de morts d'enfants durant les années de la crise économique de 1930. Aujourd'hui, autre temps, autres mœurs, il n'y a presque plus de mariages religieux célébrés à Sainte-Lucie-des-Laurentides. Mais il y a toujours de l'amour dans l'air !

Source : Gilles Brisson, Histoire de Sainte-Lucie-des-Laurentides.
Il y a 60 ans, Sainte-Lucie entrait dans la modernité (par Francine Schoeb)

C'est en 1946 que la Coopérative d'électricité de Saint-Donat fut fondée.

Parmi les directeurs-fondateurs de cette coopérative, il y avait deux citoyens de Sainte-Lucie : Lionel Beauchamp et Willie Thouin (qui a été maire de la municipalité de 1941à 1955). Pour se financer, la coopérative vendit des parts à la population de Saint-Donat, Lantier, Notre-Dame-de-la-Merci et Sainte-Lucie. Puis elle a fait construire un barrage et une usine hydroélectrique à Saint-Donat, ce qui a permis d'électrifier Sainte-Lucie en 1948. C'est également sous l'administration de M. Thouin qu'on procéda à l'asphaltage des rues du village en 1952. Fini les routes de terre et les trottoirs en bois!

Le maire Rolland Deslauriers (1955 à 1973), quant à lui, fit construire l'aqueduc municipal, le système d'égouts et l'usine d'épuration en 1962-1963. Sainte-Lucie était désormais entrée dans la modernité.

Source : Gilles Brisson, Histoire de Sainte-Lucie-des-Laurentides.